Ski d’été : dans les Pyrénées, la subvention publique d’une piste en plastique fait bondir les défenseurs du climat 

Le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine vient d’accorder un important financement public à un projet porté par la petite station d’Artouste pour pallier le manque de neige. Ecologistes et scientifiques pointent un risque de pollution et de mal adaptation au réchauffement. Dans la petite station pyrénéenne d’Artouste (Pyrénées-Atlantiques), une longue langue de plastique s’étendra bientôt à 2 000 mètres d’altitude, sur tout un versant de montagne. Lundi 13 mai, une majorité d’élus du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, comprenant les socialistes et leurs alliés communistes à la tête de l’exécutif, mais aussi la droite et l’extrême droite, a accordé une subvention de 76 000 euros à un projet de piste de ski synthétique, sourde aux avertissements des membres écologistes de cette assemblée. Pour ces derniers, le futur chantier, dont le coût total devrait atteindre 372 000 euros, n’est rien moins qu’une «aberration écologique» conduisant à une impasse «tant économique, paysagère qu’environnementale».